Prévenir l'eczéma en soignant son microbiote intestinal

Le lien entre le déséquilibre de la flore intestinale et diverses pathologies a été confirmé : obésité, diabète, allergies, maladies intestinales comme la maladie de Crohn, voire même certains cancers...<br>Et s’il était possible de prévenir les poussées allergiques comme l’eczéma en prenant soin de notre flore digestive ?
Prévenir l'eczéma en soignant son microbiote intestinal
EN BREF...

Ces dernières années, le lien entre le déséquilibre de la flore intestinale et diverses pathologies a été confirmé : obésité, diabète, allergies, maladies intestinales comme la maladie de Crohn, voire même certains cancers...

Nous savons aujourd’hui que l’équilibre du microbiote intestinal est capital pour préserver l’efficacité de nos défenses immunitaires, et notamment celles présentes au niveau de notre peau. Cependant, ce fragile équilibre peut être rompu par différents facteurs comme l’alimentation (trop grasse, trop sucrée…), la prise d’antibiotiques ou encore des facteurs psychologiques comme le stress.

Et s’il était possible de prévenir les poussées allergiques comme l’eczéma en prenant soin de notre flore digestive ? Découvrez quel rôle joue notre flore dans la survenue de l’eczéma, et comment favoriser son équilibre.




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Qu’est-ce que l’eczéma ?


Tout d'abord, examinons ce qu'est l'eczéma.

L’eczéma, aussi appelé dermatite atopique, est une maladie allergique non contagieuse, très fréquente dans la population française. Celle-ci se caractérise par l’apparition de petites vésicules au niveau de la peau, qui s’accompagnent d’une sécheresse cutanée évoluant peu à peu en croûtes. Ces plaques eczémateuses sont souvent sources de démangeaisons. L'eczéma est une pathologie récidivante, marquée par des poussées périodiques déclenchées sous l'influence de divers facteurs comme le stress.

Trouver un traitement n’est pas toujours facile et rarement efficace sur le long terme pour prévenir les récidives. De nouvelles pistes sont alors explorées par les chercheurs du monde entier.




Aujourd’hui, rétablir l’équilibre du microbiote intestinal constitue une nouvelle piste de traitement pour moduler la réaction inflammatoire à l’origine des réactions cutanées comme l’eczéma.



L'équilibre du microbiote intestinal et cutané contre l'eczéma


 

Notre organisme est peuplé de bactéries probiotiques par dizaines de milliards. Appuyé par des études scientifiques étayées, nous savons aujourd'hui que l'eczéma serait indirectement dépendant du microbiome intestinal. Si ce microbiome est certainement le plus riche, une partie de ces bonnes bactéries colonise secondairement les tissus de la peau. Il s'agit du microbiome cutané. En conséquence, ce microbiote serait lié à la santé de la peau et à son équilibre. C'est le cas pour sa teneur en lipides, son humidité, son pH ou sa température. Une rupture de cet équilibre peut entraîner un fonctionnement déséquilibré de la barrière cutanée. Des études ont prouvé que ce déséquilibre entraînait des anomalies fonctionnelles des protéines structurelles nécessaires à la formation des tissus protecteurs de la peau.

 

D'autre part, certaines bactéries comme le Staphylococcus aureus (staphilocoaque doré) seraient connues pour favoriser le développement de la dermatite atopique et la poussée de l'eczéma. A l'opposé, certaines bactéries présentent une influence positive sur la santé de l'organisme et de la peau, contre la dermatite atopique. En termes de soin, les probiotiques font l'objet d'un intérêt de plus en plus appuyé de la part de la communauté scientifique. En tant que traitement alternatif, l'utilisation des probiotiques fait partie des pistes thérapeutiques les plus prometteuses.       

 


L'importance du microbiote intestinal


Le microbiote intestinal, ou flore intestinale, regroupe l’ensemble des micro-organismes vivants présents dans notre tube digestif. Ces micro-organismes, principalement des « bonnes » bactéries, sont dits commensaux. C’est-à-dire qu’ils vivent en symbiose avec le corps humain. Ils sont donc non pathogènes et contribuent au bon fonctionnement de l’organisme : barrière contre les agressions, aide à la digestion, synthèse de vitamines, renforcement du système immunitaire, etc.
En effet, on observe que les ¾ de nos cellules immunitaires sont situées dans l’intestin, à l’interface avec notre microbiote. Il est donc essentiel de préserver l’intégrité de celui-ci, et des bactéries qui nous sont bénéfiques, pour maintenir une bonne santé.


Les conséquences d’un déséquilibre du microbiote


Sur les 20 dernières années, plusieurs études ont démontré l’importance du microbiote intestinal. Parmi celles-ci, des biologistes ont montré qu’une dysbiose intestinale augmentait la sévérité des allergies cutanées. Il est certain que la modification du microbiote intestinal fragilise la barrière intestinale, entrainant une augmentation de la perméabilité de l’intestin. Son rôle de filtre n’est alors plus assuré. Cette hyperperméabilité provoque divers symptômes digestifs (diarrhées, constipation, nausées, douleurs abdominales…) et encourage notamment la migration de toxines bactériennes vers d’autres organes en déclenchant de nombreux phénomènes inflammatoires, y compris à distance du tube digestif.

Selon une étude publiée dans le PNAS, il arrive que des bactéries et leurs toxines migrent et envahissent la rate ou les ganglions lymphatiques. L’inflammation de ces organes, essentiels à la réponse immunitaire, provoquerait de sévères réactions allergiques.

Parmi ces réactions, on note des allergies cutanées comme l’eczéma.

 



Dysbiose, perméabilité intestinale et conséquences

Intéressons-nous maintenant aux différents facteurs qui peuvent déséquilibrer notre microbiote et donc être à l’origine des poussées d’eczéma


Les facteurs qui influencent la qualité de notre microbiote intestinal sont nombreux dans les pays occidentaux. Tous ont comme impacts communs l’appauvrissement de notre flore en bactéries bénéfiques, le déséquilibre en faveur du développement des bactéries pathogènes et ainsi la fragilisation de notre barrière intestinale.


1. L'alimentation


Après passage dans notre estomac, les aliments ingérés arrivent dans l’intestin. L’une des fonctions de notre intestin est la digestion de ces aliments. Ils sont décomposés en éléments plus petits, afin d’en extraire les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme.
Ces nutriments, avant d’être absorbés au niveau de la muqueuse intestinale, sont mis à disposition des bactéries de notre flore. Ainsi, une mauvaise alimentation ou un changement des habitudes alimentaires impacte directement notre microbiote intestinal. En effet, des apports déséquilibrés comme une alimentation trop sucrée ou trop grasse favorisent le développement de bactéries pathogènes au détriment de nos bactéries bénéfiques, on parle alors de dysbiose.

En conséquence, il est conseillé de favoriser une alimentation saine et variée, en limitant les aliments riches en :

      • Sucres rapides (plats préparés, jus de fruits, céréales et biscuits industriels), privilégier les farines complètes.
      • Graisses saturées (plats préparés, friture, viandes rouges), privilégier les lipides insaturés.
      • Protéines animales, privilégier celles d’origine végétale.

Par ailleurs, certains aliments ne sont que peu ou pas assimilés par notre organisme, comme les fibres alimentaires contenues dans les végétaux. Ils sont pourtant une source de nutriments essentielle pour l’équilibre notre microbiote, on les appelles les prébiotiques. Dans les modes de vies occidentaux, les apports en fibres ont drastiquement diminué au cours du siècle dernier, passant de 35 grammes à environ 15 grammes par jour. Selon les autorités de santé, les apports recommandés en fibres s’élèvent à 30 grammes par jours minimum. Il est donc préconisé de maintenir une ration de fibres alimentaires correctes, en consommant notamment des céréales complètes (son de blé, flocons d’avoine, pains ou féculents complets) et des légumineuses (petits pois, haricots blancs, lentilles), etc.

 



2. Les antibiotiques


Les antibiotiques sont des substances naturelles ou synthétiques qui détruisent les bactéries ou bloquent leur croissance. Cependant, les antibiotiques ne font pas de distinction entre « bonnes » et « mauvaises » bactéries et la plupart les détruisent toutes sans distinction.

Il s’agit d’un problème majeur, car les antibiotiques peuvent être très efficace pour nous soigner, mais peuvent aussi nous rendre malades ! Comment ? Les bactéries bénéfiques de notre microbiote sont également détruites par les antibiotiques, entrainant une dysbiose. Ainsi, les troubles du transit sont fréquents après une prise d’antibiotiques, on parle souvent de diarrhées post-antibiotiques.

Une dysbiose peut perdurer plusieurs mois après une antibiothérapie. C’est pourquoi il est recommandé de reconstituer sa flore intestinale à l’aide de compléments à base de probiotiques.



3. L’accouchement par césarienne


Avant la naissance, l’intestin du bébé ne comporte encore aucune bactérie. C’est lors de l’accouchement par voie basse que le bébé entre en contact direct avec la flore vaginale et intestinale de sa mère. Le microbiote du nouveau-né ressemble alors au microbiote maternel (composé essentiellement de Lactobacillus présents dans le vagin).

Dans le cas d’un accouchement par césarienne, le bébé n’est en aucun cas en contact avec la flore vaginale maternelle comme lors d’un accouchement par voie basse. Son microbiote se constituera à partir de la flore résidant sur la peau maternelle et de l’environnement hospitalier qui l’entoure, puis gagnera en diversité dès les premiers jours de vie. Néanmoins, diverses études ont démontré que les bébés nés par césarienne ont un risque accru de développer des désordres métaboliques et immunitaires (obésité, asthme, allergies, déficits immunitaires...). En grandissant, ces enfants présenteront donc plus de risque de développer des troubles allergiques comme la dermatite atopique.


4. L’âge est un facteur de risque


En vieillissant, le microbiote d’un individu s’appauvrit en bactéries bénéfiques telles que les Bifidobacterium et s’enrichit en Enterobacteria (bactéries pathogènes qui peuvent être à l’origine d’infections). Globalement le microbiote perd en diversité, augmentant la perméabilité intestinale et altérant le fonctionnement du système immunitaire. Les chercheurs pensent que la dysbiose liée à l’âge favorise les troubles du comportement et la fonte musculaire dont souffrent beaucoup de personnes âgées. Néanmoins, certains centenaires et "super-centenaires" (âgés de 105 à 109 ans) conservent un microbiote équilibré et en bonne santé (riche en Bifidobacterium, en Akkermansia…), ce qui pourrait en partie expliquer leur longévité.


5. La pollution


Dans les grandes villes l’air est plus pollué que dans les zones rurales, c’est un phénomène connu. De nombreuses études menées chez les rongeurs montrent que l’air pollué provoque des effets néfastes sur le microbiote intestinal et la santé.

De même, certains additifs présents dans l’alimentation d’origine industrielle polluent notre organisme. Par exemple, des chercheurs de l’Unité "Toxalim" à l’Inrae de Toulouse se sont intéressés au nano-argent, un composé utilisé pour la bonne conservation des aliments : « administré à des souris, il induit des modifications quantitatives et qualitatives du microbiote, avec une augmentation des Firmicutes et une diminution des Bacteroidetes, modifications similaires à celle observée chez des humains obèses. » De même, le dioxyde de titane (un colorant de couleur blanche souvent utilisé comme excipient dans les comprimés), induit ces déséquilibres d’ordre microbiotiques, assortis d’une augmentation des Proteobacteria, famille de bactéries considérée comme un marqueur de dysbiose. Ce composant est aussi suspecté d’être cancérogène. Son utilisation dans les aliments a d'ailleurs été suspendue en France sur l'année 2020.


6. Le stress et l'anxiété


Des études ont montré qu’une situation de stress prolongée empêche une personne de produire suffisamment d’immunoglobulines A, substance immunitaire très importante aidant notre organisme à se défendre contre les bactéries pathogènes, autrement dit les « mauvaises » bactéries. Ainsi, lors des périodes de stress important, nos défenses immunitaires sont moins efficaces contre les pathogènes, notamment contre ceux qui attaquent notre tube digestif. Dans la plupart des cas, la composition de notre microbiote intestinal va être modifiée. Les « bonnes » bactéries, comme certaines espèces de Lactobacilles, sont peu à peu détruites pour laisser place au développement de populations bactériennes potentiellement pathogènes. Ce phénomène permet notamment d’expliquer pourquoi le stress est l’un des principaux facteurs déclencheurs du syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle), trouble digestif fréquent pouvant sévèrement altérer la qualité de vie des patients.



Les nombreuses causes d'un déséquilibre intestinal

Ainsi, en limitant la survenue de certains facteurs à l’origine du déséquilibre de la flore, nous serions capables de prévenir l’apparition de poussées allergiques comme l’eczéma.

Pour limiter ces facteurs perturbant le microbiote, la solution peut être les probiotiques.


Quelles solutions contre les réactions allergiques cutanées ?


Une dysbiose entraine la prolifération de bactéries pathogènes et la libération de substances toxiques à travers notre organisme. Différentes affections peuvent alors survenir, dont des réactions inflammatoires cutanées comme l’eczéma ou dermatite atopique.

Mais heureusement, il existe des solutions pour maintenir l’équilibre de notre microbiote intestinal.

 


Qu'est-ce qu'un probiotique ?


Les probiotiques sont des micro-organismes vivants, constituants de la flore intestinale, buccale et vaginale chez la femme. En effet, notre organisme renferme des milliards de bactéries indispensables à notre santé. Présents dans certains aliments ou sous forme de compléments alimentaires, les probiotiques appartiennent à plusieurs familles. Il peut s'agir de bactéries lactiques comme les lactobacilles (ou Lactobacillus), les bifidobactéries (ou Bifidobacterium) ainsi que les streptocoques (tels que les Streptococcus) dont l'influence pourrait s'avérer négative comme nous l'avons remarqué.




Quels probiotiques pour traiter l'eczéma?


De manière évidente, les probiotiques agissent sur l'équilibre entre les bactéries présentes dans l'organisme. A cette fin, certains probiotiques viendraient renforcer nos options thérapeutiques en matière de traitement contre l'eczéma. Il s'agirait dès lors de travailler en amont, en considérant tout d'abord la santé du microbiote et de la flore intestinale. L'apport en probiotiques pourrait améliorer l'équilibre du microbiome intestinal et favoriser incidemment la santé de la peau contre l'eczéma. De même, les probiotiques stimulent le retour à l'équilibre de la microflore, surtout lorsqu'un traitement assez lourd d'antibiotiques est administré aux patients.


Sur le plan scientifique, des essais cliniques ont été effectués à partir de plusieurs souches de probiotiques chez des personnes souffrant d'eczéma. Au cours d'une étude, le Lactobacillus rhamnosus HN001 a donné de bons résultats chez près de 300 femmes et de leurs enfants. Une lotion topique constituée de plusieurs souches spécifiques de probiotiques a également démontré un effet positif contre le Streptocoque aureus alors que la même lotion, appliquée sans ces probiotiques n'a conduit à aucune amélioration.




Quand prendre des probiotiques contre l'eczéma?


Les compléments alimentaires à base de probiotiques se prendront généralement le matin, 30 minutes avant le petit déjeuner, avec un grand verre d'eau afin de stimuler le retour à l'équilibre de la flore intestinale. De manière similaire, favoriser les aliments contenant des petites doses de probiotiques comme le yaourt, la choucroute, le chocolat noir, le fromage, le Kombucha et bien d'autres, renforcera la présence des probiotiques et la santé du microbiote intestinal.   

 


Voici quelques conseils à adopter pour prévenir la survenue des poussées d’eczéma :

      • Consulter un médecin en cas de dermatite débutante ;
      • Eviter les substances allergènes identifiées comme étant à l’origine des symptômes ;
      • Appliquer fréquemment un produit émollient et hydratant sans parfum et sans conservateur chimique sur la zone irritée. En privilégieant un produit facilement absorbé le jour et un produit plus gras la nuit ;
      • En cas d’eczéma au niveau des mains, se laver les mains à l’eau tiède, pas trop souvent, ni en frottant trop fort et éviter l’usage de gels hydroalcooliques désinfectants ;
      • Réparer régulièrement sa flore intestinale par la prise de probiotiques, en particulier après une agression comme la prise d’antibiotique.
      • Réaliser une « cure flash » de Physionorm™ Resflore à raison de 1 sachet par jour pendant 4 jours, afin de restaurer le microbiote intestinal en profondeur.

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Références :

Eczéma atopique, ameli-sante.fr, 09.2015.

Vidal Recos, Dermatite atopique de l’adulte, 11.2019 ; Vidal, Comment soulage-t-on la dermatite atopique ? 12.2020.

Plantamura E, Dzutsev A, Chamaillard M, Djebali S, Moudombi L, Boucinha L, Grau M, Macari C, Bauché D, Dumitrescu O, Rasigade JP, Lippens S, Plateroti M, Kress E, Cesaro A, Bondu C, Rothermel U, Heikenwälder M, Lina G, Bentaher-Belaaouaj A, Marie JC, Caux C, Trinchieri G, Marvel J, Michallet MC. MAVS deficiency induces gut dysbiotic microbiota conferring a proallergic phenotype. Proc Natl Acad Sci U S A. 2018 Oct 9;115(41):10404-10409. doi: 10.1073/pnas.1722372115. Epub 2018 Sep 24. PMID: 30249647; PMCID: PMC6187193.

Rémy Burcelin, Laurence Zitvogel, Guillaume Fond, Harry Sokol, Microbiote intestinal ;
Une piste sérieuse pour comprendre l’origine de nombreuses maladies, INSERM, 07.2017.

Rebeca Martin Rosique, Philippe Langella, Jean-Marc Chatel. Microbiote et vieillissement.. Innovations Agronomiques, INRAE, 2018, 65, pp.55-66.





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